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Coincé avec votre site actuel jusqu'à l'échéance ?

Le blocage a souvent l'air plus solide qu'il ne l'est. Avant d'attendre l'échéance, quatre choses valent la peine d'être vérifiées.

  1. Qui possède vraiment le nom de domaine ?

    C'est souvent là, pas dans le contrat, que se joue le vrai verrou. Si le domaine est enregistré au nom de l'agence plutôt qu'au vôtre, c'est elle qui garde la main, même après la fin du contrat. Vérifiez le titulaire sur un WHOIS (whois.afnic.fr pour un .fr). Si ce n'est pas vous, demandez le code de transfert : c'est un droit, pas une faveur.

    Mail à envoyer à votre prestataire actuel
    Objet : Demande de code de transfert : nom de domaine [nomdedomaine.fr]
    
    Bonjour,
    
    Je vous contacte en tant que titulaire du nom de domaine [nomdedomaine.fr], utilisé pour [raison sociale].
    
    Je souhaite changer de prestataire pour mon site. Pour cela, j'ai besoin de trois choses :
    
    1. La confirmation que je suis bien enregistré comme titulaire du domaine. Si ce n'est pas le cas, merci de me dire ce qu'il faut faire pour le devenir, en priorité sur le reste.
    2. La levée du verrou de transfert sur le domaine (statut souvent appelé "clientTransferProhibited" ou équivalent chez le registrar).
    3. Le code d'autorisation ("code de transfert", parfois appelé "auth code" ou "code EPP") permettant de transférer le domaine vers le prestataire de mon choix.
    
    Le transfert prend en général 5 à 7 jours ouvrés une fois ces trois éléments transmis. Merci de me les faire parvenir sous [délai, ex. 8 jours] : c'est mon droit en tant que titulaire du domaine.
    
    Cordialement,
    [Nom] - [Entreprise] - [Téléphone]
  2. Relire le contrat pour trois clauses précises

    Reconduction tacite : si le prestataire ne vous a jamais prévenu, avant l'échéance, de votre droit de ne pas reconduire, ça peut ouvrir une porte de sortie. Résiliation pour manquement : site en panne, mises à jour jamais faites, support muet, un prestataire qui ne tient pas ses engagements peut être mis en demeure, sans attendre l'échéance. Réversibilité : la clause qui dit comment récupérer contenus, images et données en cas de départ.

  3. Le rapport de force est parfois moins figé qu'il n'y paraît

    Entre professionnels, un engagement très long avec des pénalités disproportionnées peut, selon les cas, être contesté. En pratique, beaucoup de prestataires préfèrent libérer un client mécontent plutôt que risquer un litige : une lettre de mise en demeure simple suffit souvent à rouvrir la discussion, bien avant tout contentieux.

  4. Commencer sans rien casser

    Rien n'empêche de préparer le nouveau site maintenant. Il n'est mis en ligne qu'une fois la sortie du contrat actée, pas besoin d'attendre l'échéance pour avancer.

Ceci n'est pas un avis juridique. Chaque contrat est différent : un avocat en droit des contrats peut généralement trancher un cas précis en un seul rendez-vous. Ce guide sert à savoir quelles questions lui poser, pas à s'en passer.