Ce que ce guide va vous apprendre
En 2023, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a contrôlé 66 entreprises de déménagement et 9 plateformes de mise en relation. Résultats publiés le 12 juin 2025 : plus de 6 professionnels contrôlés sur 10 présentaient au moins une anomalie, 48 établissements sur 75, et 8 plateformes sur 9 ne respectaient pas la réglementation (Source : DGCCRF, « Déménagement : attention à la sous-traitance et aux devis en ligne », résultats d'enquête publiés le 12/06/2025).
Voici comment repérer une arnaque, vérifier un déménageur vous-même et agir en cas de litige.
Moverz note, vous choisissez Déménageurs notés sur 100 : plus de 75/100 pour vous être présentés, 85 et plus pour le niveau Label Moverz · Excellent, alertes prises en compte dans le score. Prix ferme pour le dossier que vous décrivez. Réserver mon déménagement.
Les chiffres alarmants du marché du déménagement
Plus de 6 professionnels contrôlés sur 10 en anomalie (DGCCRF, enquête 2023)
Les manquements relevés par la DGCCRF :
- Affichage des prix non conforme : prix non définitif, hors taxes ou différent du prix pratiqué
- Absence de médiateur de la consommation dans les conditions générales
- Bulletins de livraison sans rubrique de réserves ni rappel du délai de 10 jours
- Labels, certifications ou réseaux d'agences mis en avant sans justification
- Sociétés non déclarées et non inscrites au registre des transporteurs
- Sous-traitance non annoncée au client
- Clauses abusives limitant la responsabilité du déménageur
Bilan : 30 avertissements, 35 injonctions, 2 procès-verbaux pénaux et 5 amendes administratives.
295 fermetures d'entreprises de déménagement en 2024
En 2024, 295 entreprises de déménagement ont fermé, cessations d'activité, liquidations et redressements judiciaires confondus, dont 119 employaient des salariés : 16 % de plus qu'en 2023 (257 fermetures), selon l'OPTL (observatoire des métiers de la branche transport-logistique), sur données Ellisphere.
Question légitime : votre déménageur sera-t-il encore là le jour J ?
Source : OPTL, rapport 2025, p. 20, données au 31/12/2024 ; OPTL, rapport 2024, p. 20, données 2023 ; Chambre syndicale du déménagement, « Chiffres clés : en France ».
71 % d'établissements de moins de 10 salariés
Au 31 décembre 2024, le secteur compte 1 219 établissements employeurs et 10 241 salariés, et 71 % des établissements de déménagement ont moins de 10 salariés, la part la plus élevée de toute la branche transport (Source : OPTL, rapport 2025, p. 20, données INSEE et Urssaf). Cette fragmentation rend l'évaluation de la fiabilité très difficile pour un particulier, et c'est pourquoi nous avons créé Moverz.
Cas d'étude : à Strasbourg, 8 déménageurs sur 100 atteignent le niveau Label Moverz · Excellent
Nous avons passé les déménageurs en activité du Bas-Rhin au crible (INSEE, Pappers, BODACC, registre des transporteurs, avis Google). Sur 100 (base réelle : 40 entreprises relevées sur Google Maps le 28 août 2026) : 48 sont absents du registre des transporteurs, 13 sont introuvables en ligne et 8 seulement atteignent le niveau Label Moverz · Excellent, soit trois entreprises. Le 4ᵉ résultat Google Maps local est une entreprise radiée depuis novembre 2024 - avec 2 261 avis et une note de 4,4 sur 5. Lire l'étude complète.
Même grille à Bordeaux : 3 des 12 premiers résultats Google sont radiés ou en liquidation judiciaire, notes de 3,9 à 5,0 (lire l'étude Bordeaux). À Lyon, 3 des 12 premiers sont absents du registre des transporteurs, notes de 4,7 à 5,0 (lire l'étude Lyon).
À l'échelle nationale : 1 société de déménagement sur 11 est au tribunal
Le même exercice sur la France entière (répertoire Sirene du 31 juillet 2026, croisé avec le BODACC et le registre des transporteurs) : sur 3 912 entreprises déclarées déménageurs, 9 sociétés (SAS/SASU) sur 100 encore « actives » à l'INSEE sont en procédure collective, dont 7 en liquidation judiciaire, et 69 sur 100 n'ont pas de licence de transport de marchandises en cours. Vérifier le SIREN ne suffit donc pas : l'INSEE peut dire « ouvert » quand le tribunal dit « liquidation ». Lire l'étude nationale.
Les 5 types d'arnaques et problèmes courants
1. Le volume sous-estimé volontairement
Le piège : le déménageur annonce 25 m³ pour afficher un prix bas. Le jour J, il « découvre » que vous avez 35 m³.
Conséquence : un supplément de plusieurs centaines d'euros réclamé au pied du camion. Pourtant, le prix du devis est définitif, et le déménageur assume lui-même une mauvaise évaluation du volume (Source : DGCCRF, fiche pratique « Déménagement », 04/01/2019). Un supplément ne se justifie que si vous avez omis une information : une cave, un accès difficile.
Comment l'éviter :
- Décrivez tout par écrit, pièce par pièce, annexes comprises, photos à l'appui, et exigez que le volume figure sur le devis avec la mention du prix définitif. Chez Moverz, le volume figure au contrat.
- Si plusieurs déménageurs vous remettent un devis, comparez d'abord les volumes : deux volumes différents pour le même logement, c'est l'un des deux qui se trompe.
2. L'entreprise en difficulté financière
Le piège : l'entreprise accepte votre déménagement alors qu'elle est au bord de la faillite, et disparaît avant ou après la prestation.
Conséquence : acompte perdu, affaires bloquées, aucun recours simple.
Comment l'éviter :
- Vérifiez la santé financière et juridique de l'entreprise (voir « Les outils professionnels »)
- Ne versez pas plus de 30 % à la commande. L'usage : des arrhes d'environ 30 % à la signature, le solde à la livraison (Source : Association Léo Lagrange pour la défense des consommateurs, « Le déménagement », 29/09/2025). Sur Moverz, le dépôt de réservation est de 15 %, quand un déménageur en demande souvent 30 % ou plus à la signature. Vérifiez si le contrat parle d'arrhes ou d'acompte : les règles en cas d'annulation diffèrent (Source : UFC-Que Choisir, « Déménagement : vos questions, nos réponses », 30/07/2018). Chez Moverz, le dépôt de réservation est de 15 % du prix, déduit du prix.
- Méfiez-vous des prix anormalement bas : la DGCCRF a relevé des prestataires hors registre des transporteurs recrutant sur les réseaux sociaux « par la pratique de prix bas », et une entreprise sous-traitant « à l'aide d'enchères au moins-disant » (Source : DGCCRF, résultats d'enquête, 12/06/2025).
3. La sous-traitance non déclarée
Le piège : vous signez avec une entreprise A, et c'est une entreprise B, que vous n'avez jamais choisie, qui débarque le jour J.
Conséquence : le sous-traitant n'a souvent pas « les qualités professionnelles requises » (Source : DGCCRF, résultats d'enquête, 12/06/2025), et le litige se règle à trois.
Comment l'éviter :
- Demandez par écrit : « Est-ce vous qui réalisez la prestation ? » Le déménageur ne peut pas sous-traiter sans votre accord et reste seul responsable des pertes et dégradations (Source : DGCCRF, fiche pratique « Déménagement », 04/01/2019).
- Faites inscrire dans le contrat : « Sans sous-traitance sauf accord écrit ». Chez Moverz, le déménageur réservé est celui qui vient.
4. L'absence d'assurance valide
Le piège : l'entreprise n'a pas d'assurance RC Pro valide, ou une couverture insuffisante.
Conséquence : le déménageur reste responsable de la casse, sa responsabilité est présumée (Source : DGCCRF, fiche pratique « Déménagement », 04/01/2019 ; article L133-1 du code de commerce). Mais sans assureur derrière lui, vous dépendez de sa solvabilité pour être indemnisé.
Comment l'éviter : demandez l'attestation d'assurance RC Pro et vérifiez sa date de validité et son plafond.
5. Le litige non résolu
Le piège : l'entreprise a un historique de litiges et de condamnations, et vous ne le savez pas.
Conséquence : risque élevé de subir le même problème.
Comment l'éviter : cherchez le nom de l'entreprise avec « litige » ou « avis » sur Google, puis vérifiez les données officielles (section suivante).